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ASSURANCES VIE : CHOISIR LE BON CONTRAT

Un article des Echos.fr ( du 14/02/14 ) permet de mieux choisir son assurance vie.

Les dix qualités d’un bon contrat

Un contrat d’assurance-vie engage pour le long terme. Il faut donc choisir avec discernement.

Le contrat parfait n’existe pas. Les critères qui permettent de sélectionner un bon contrat sont, en revanche, bel et bien identifiables. Les ­contrats d’assurance-vie se suivent, mais ne se ressemblent pas. Y compris s’ils émanent d’un même assureur, car tout dépend de leur date de lancement, de la façon dont ils vont être commercialisés (réseau salariés ou non), des clients auxquels ils s’adressent… D’où l’importance de savoir choisir un produit de qualité. Voici 10 points clefs à examiner avant de signer.

1-Des rendements réguliers dans la durée

Depuis quelques années, on le sait, le rendement des fonds euros diminue (lire page 2). Raison de plus pour être vigilant et se fier non pas au taux (net de frais, mais brut de prélèvements sociaux) d’une seule année, mais au taux moyen servi durant quelques années.

Mieux : il faut le mesurer à la moyenne du marché. Le fonds euros du contrat RES(MASCF) qui fait figure de référence, a affiché par exemple 3,73 % de rendement moyen entre 2010 et 2012 (alors que le niveau moyen de marché pour cette même période a été de 3,09 % selon www.goodvalueformoney.eu) et avec 3,4 % en 2013, ce fonds continue de se situer comme un des meilleurs du marché.

2 -Des frais limités

Les plus importants, car récurrents, sont les frais de gestion : pour le support en euros, ils ne doivent pas dépasser 0,6 % l’an et pour les UC 0,9 % l’an. A surveiller également, les frais sur versements : les contrats vendus sur le Web n’en comportent pas, ce qui est un avantage, tandis que nombre de contrats grand public affichent entre 3 % et 5 % de frais. L’astuce consiste alors soit à les négocier d’emblée (et pour toute la durée du contrat), soit ponctuellement lors d’un versement important.

3 -Des arbitrages gratuits

Gérer activement son investissement en unités de compte suppose, entre autres, des arbitrages réguliers. Ici, les contrats vendus par le Web sont sans conteste les meilleurs : les arbitrages y sont gratuits (Boursorama, Fortunéo…). Ailleurs, la gratuité de cette opération, même effectuée en ligne, est souvent limitée (deux arbitrages par an par exemple). L’arbitrage peut aussi être facturé de façon forfaitaire (15 euros par exemple) ou proportionnelle au montant transféré (de 0,2 à 1 %), ce qui devient vite contraignant.

4 -Une réelle diversité des UC

En plus d’un fonds euros, la plupart des multisupports se contentent d’une vingtaine de fonds généralement « maison » et de qualité moyenne, investis en actions françaises ou européennes, notamment.

Pour une gestion active et diversifiée, une offre de fonds en architecture ouverte, c’est-à-dire émanant de différents gérants, est indispensable.

5 -L’existence d’une garantie plancher

Le capital investi en UC n’est jamais garanti. Pour couvrir un risque de moins-value au décès du souscripteur, le contrat doit proposer à l’entrée une garantie plancher. Avec cette option, les sommes transmises sont égales, ad minima, aux versements réalisés (cette garantie peut éventuellement être majorée). Le différentiel pris en charge doit être important et en adéquation avec la gamme du contrat : jusqu’à 300.000 euros avec UFF Prestige Plus (Union Financière de France) mais jusqu’à 1,5 million d’euros avec Ebène (Société Générale) par exemple. Quant à l’âge limite de cette garantie, il doit pouvoir aller jusqu’à quatre-vingts ans.

6 -De multiples options de gestion

Gérer librement son multisupport, c’est bien. Pouvoir être aidé par des outils adaptés et gratuits, c’est encore mieux. Ces fameux outils sont proposés par les contrats en ligne et/ou patrimoniaux, plus rarement par les multisupports grand public. Les indispensables sont le rééquilibrage automatique de l’épargne (pour maintenir l’allocation choisie), l’investissement progressif (du fonds euros vers les UC) ou encore le « stop loss » (surveillance automatique de l’évolution d’une ou de plusieurs UC).

7 -Une information en temps réel

Pour être réactif, il faut être informé en temps réel de la tenue des UC de son contrat. Même si cela est encore peu répandu, certains contrats peuvent être suivis de près grâce à une application smartphone (Altaprofits, Fortunéo, BforBank…). Indispensable également, la réception d’alertes (par SMS ou e-mail) sur l’évolution des supports sélectionnés.

8 -Une réactivité certaine

A l’heure d’Internet, un bon contrat doit être efficace : le délai d’encaissement d’un versement ne doit pas aller au-delà du troisième jour ouvré suivant le jour de réception du chèque. Mieux, il doit être possible d’abonder sur son contrat par virement ou prélèvement bancaire. Les arbitrages doivent pour leur part accompagner au mieux, c’est-à-dire rapidement, les modifications de gestion : les contrats performants sur ce point (Mes-Placements Vie, Altaprofits Vie, LinXea Vie…) affichent une prise en compte maximale à J + 1 (investissement ou désinvestissement sur le fonds euros comme sur les UC) si l’arbitrage est effectué en ligne (avant 16 heures généralement).

9 -Des versements (et des retraits) au gré du souscripteur

Les contrats à versements libres n’ont pas leur pareil puisqu’ils permettent au souscripteur de décider du moment de son investissement. Mais ce n’est pas tout : leurs seuils d’investissement ne doivent pas être trop contraignants. En clair, le versement initial, les versements ultérieurs ainsi que le montant des arbitrages doivent correspondre à la capacité d’épargne de chacun. Même chose pour les seuils de désinvestissement : le pourcentage maximal d’une avance à partir du fonds euros doit ainsi aller jusqu’à 80 %, et non jusqu’à 60 %, de façon à pouvoir récupérer au mieux, temporairement, son épargne. De façon plus marginale, il faut également jeter un œil au montant minimal de chaque avance et de chaque rachat partiel (de 1.500 euros ou plus pour nombre de contrats patrimoniaux).

10 -Une possible gestion sous mandat

Pouvoir faire gérer son épargne par des spécialistes s’avère indispensable. La gestion sous mandat, également appelée gestion pilotée ou dédiée est confiée à des sociétés de renom : Federal Finance pour Fortunéo Vie, Lazard Frères Gestion pour Altaprofits Vie et Titres@vie, par exemple. Ici, les gérants sont libres de choisir les fonds et d’effectuer les arbitrages comme ils l’entendent : cela n’a donc rien à voir avec les profils de gestion proposés dans le cadre des multisupports grand public. De plus en plus accessible (à partir de 5.000 euros pour nombre de ­contrats vendus sur Internet), la gestion sous mandat coûte 1 % par an en moyenne. Ces frais s’ajoutent à ceux du contrat prélevés à la fois pour la gestion du fonds euros et pour celle des unités de compte.

Roselyne Poznanski